Les
identifiants et mots de passe de 18 millions d’internautes ont été
retrouvés par les autorités sur un serveur détenu par la société
japonaise Nicchu Shinsei Corp., basée à Tokyo. Les autorités enquêtent
sur un piratage massif et un envoi des données à des pirates chinois.
Yahoo Japan a du réinitialiser les mots de passe pour tous les comptes d’utilisateurs touchés. D’après les enquêteurs, la société japonaise aurait fourni illégalement ces identifiants volés à des pirates informatiques chinois via des serveurs proxy. L’ensemble des identifiants piratés auraient été récoltés par le biais d’opérations de phishing. L’outil a d’ailleurs été retrouvé sur le serveur par l’équipe d’enquêteurs, équipe qui a aussi réussi à prouver que la société avait également été utilisé pour de multiples transferts d’argent illégaux.
Selon les chercheurs qui se sont penchés sur les cas mis au jour, les cybercriminels augmenteraient leurs activités illicites en raison des lois de leur nation par rapport à ce type d’activité. D’après les experts, l’activité cybercriminelle japonaise est très active concernant l’achat de produits illégaux, la vente de faux papiers, de drogues, d’armes, de données bancaires piratées, de bases de numéros de téléphone, de pornographie illicite ou encore de conseils en piratage et autres outils dédiés.
Outre les chevaux de Troie et autres malware bancaire, la plus grande menace au Japon reste les APT (Advanced Persistent Threat). Un groupe de pirates connu sous le nom de Blue Termite a en effet récemment ciblé des centaines d’organisations populaires, y compris des organismes gouvernementaux, des universités, des groupes d’intérêt public, des entreprises de services financiers ainsi que les entreprises de presse. En ce début d’année, le Cylance a publié un rapport sur l’Operation Dust Storm durant laquelle les attaquants ont ciblés à la fois les organisations critiques et commerciales du Japon.
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